Je signe et fais signer l'initiative Pour un revenu de base inconditionnel

Le revenu de base est connu sous des appellations diverses: allocation universelle, revenu d’existence, revenu de vie, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, dividende universel, revenu de base, etc.
(cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle)

Une initiative populaire fédérale "Pour un revenu de base inconditionnel" vient d'être lancée le 11 avril 2012, par un comité d'initiative de Bâlois, et fonctionnera, du moins au début, pour la récolte de signatures, à travers la bonne volonté de la société civile !

Nous comptons donc sur votre engagement personnel dans la récolte de signatures. Envie de nous aider et de contribuer à ce que d'ici 5 ans environ, les Suissesses et Suisses puissent se prononcer sur un revenu de base, qui permettra une liberté et sécurité réelle pour toutes et tous, sans condition ?!

Envoie-nous un e-mail à info@bien-ch.ch !

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BIEN (Basic Income Earth Network) définit le revenu de base de la manière suivante :

« Un revenu de base est un revenu alloué inconditionnellement à tout être humain sur une base individuelle, et sans conditions de revenu ou de travail. Il s’agit d’une forme de revenu minimum garanti qui diffère de ceux qui existent en divers pays d’Europe en trois aspects importants :

* Il est payé aux individus et non aux foyers (ménages)
* Il est payé sans tenir compte de toute autre source de revenu
* Il est payé sans qu’il y ait exigence d’effectuer un travail, ni obligation d’accepter un travail.»


> Le revenu de base ne rémunère pas l’emploi mais le travail au sens large :

Ni l’emploi salarié, ni les revenus du capital, ni les aides sociales classiques ne peuvent prétendre désormais garantir le droit à l’existence de chacun. En raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein-emploi ne peut plus être atteint. Par contre le travail est toujours d’actualité, et sa tâche est immense.

Il est plus que jamais nécessaire que chacun puisse travailler, d’abord à prendre soin de lui-même, de ses parents, de ses enfants et de ses proches, travailler ensuite pour contribuer aux biens communs accessibles à tous (connaissances, arts, culture, logiciels, etc.), travailler enfin à inventer et à mettre en œuvre à toutes les échelles les moyens qui permettront de léguer une planète vivable aux générations futures.

Loin d’être un encouragement à la paresse, nous affirmons que le revenu de base permettra à chacun, dans la mesure de ses capacités et de son désir, de s’engager de manière sereine, libre et responsable, dans des travaux essentiels pour l’intérêt général que les emplois traditionnels n’ont pas vocation à assumer.


> Comment financer le revenu de base ?

Le revenu de base versé à tous ne chargera pas plus qu'aujourd'hui ni les caisses publiques ni l'économie privée. Il ne s'agit pas de dépenser plus d'argent pour le social, mais de le redistribuer d'une manière différente, plus simple et plus efficace.
Dans une large mesure, le revenu de base remplacera les prestations du système social en vigueur.
Il permettra aussi une réduction des subventions ad hoc, partout où celles-ci financent des salaires directs à leur niveau actuel.
Enfin il réduira les coûts bureaucratiques des problèmes sociaux.
Les modèles de financement actuellement en discussion sont la compensation salariale, l'impôt direct et l'impôt indirect (TVA).

Il n’est nul besoin d’attendre quelque cataclysme pour envisager cette profonde transformation. Cela peut se faire progressivement et sans dommage, à condition qu’il existe une prise de conscience et un engagement suffisamment massif. C’est à cet engagement que nous voulons amener.


>Qu’avons-nous à perdre ?

L’illusion d’un emploi salarié et dûment rémunéré pour tous s’est volatilisé avec la crise. Avec cette disparition, va s’évanouir aussi pour beaucoup le réflexe de se définir en fonction de son activité professionnelle. Il ne faut pas le cacher, l’institution du revenu de base amènera probablement à s’interroger plus encore, sur notre identité, notre rôle dans la société, notre aspiration à procréer en regard des problèmes de démographie, et sur la nature de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.

L’institution du revenu de base ne va pas sans mises en cause profondes de nombreuses habitudes. Nous pensons néanmoins que cette mutation des consciences et des comportements peut s’effectuer sans violence, et dans un esprit d’entraide mutuelle afin que se développe une nouvelle culture de la responsabilité.


> Qu’avons-nous à gagner?

L’institution du revenu de base remet en cause le “travail” tel qu’il est compris usuellement, à savoir comme base du capital et des rapports sociaux. On le sait, la réduction du “travail” au seul “emploi” provoque automatiquement l’exclusion de ceux qui en sont privés, la peur du chômage chez les salariés, et le contrôle social des assistés. Cette confusion entre “travail” et “emploi” a un coût énorme pour la société aussi bien financièrement que socialement. Les pathologies sociales et psychiques qu’elle entraîne ne sont tout simplement plus soutenables.

Nous n’attendons pas du revenu de base qu’il règle tous les maux, mais nous affirmons qu’il est absolument nécessaire pour surmonter la crise de confiance actuelle en réduisant le niveau intolérable, de pauvreté, d’exclusion et de peur.


>Action

Au moment où les médias annoncent quotidiennement l’imminence de catastrophes provoquées par l’effondrement des économies, le réchauffement climatique ou les pandémies, nous affirmons qu’il existe un moyen efficace pour faire face collectivement et pour mobiliser les forces vives: c’est la voie du revenu de base.

Les paragraphes
Le revenu de base ne rémunère pas l’emploi mais le travail au sens large
Qu’avons-nous à perdre ?
Qu’avons-nous à gagner?
Action
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